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Plan du groupe HBM Philibert Pompe, entre principale, 1927.

Archives municipales d'Ivry-sur-Seine Louis Chevallier et fils.

La cit Philibert Pompe et la boulangerie La Fraternelle en 1939.

Archives municipales d'Ivry-sur-Seine.

Groupe d'enfants dguiss pour la fte des HBM Philibert Pompe vers 1936.

Archives municipales d'Ivry-sur-Seine Collection particulire.

Cuisine d'un appartement de la cit Philibert Pompe en 1927.

Archives municipales d'Ivry-sur-Seine Studio Chevojon.

Cit de l'Insurrection

Inauguration : 1927.

Place de l'Insurrection94200Ivry-sur-Seine

Inaugurée en 1927, la cité Philibert Pompée rebaptisée cité de l’Insurrection en 1944 constitue un symbole de l’action de la municipalité ivryenne de l’entre-deux-guerres en faveur de la construction de logements sociaux.

Une solution à la crise du logement

À Ivry, comme dans tout le département de la Seine, le développement de l’activité industrielle induit dès la fin du XIXe siècle l’arrivée d’une main d’œuvre nombreuse qui doit faire face à d’importantes difficultés pour se loger. Beaucoup de familles ouvrières vivent dans des meublées ou des habitations insalubres. Dès 1923, conçu comme un outil pour agir contre cette crise du logement, l’office public municipal HBM (Habitations à bon marché) d’Ivry est créé par le maire radical Léon Bourdeau. En 1926, l’action de la municipalité communiste dirigée par Georges Marrane permet à l’office d’obtenir les financements nécessaires à la réalisation de son premier projet : la cité HBM Philibert Pompée.

La construction est lancée en 1926.  Deux ans plus tard, les premiers locataires emménagent tandis que les derniers appartements sont livrés en 1929. Conformément à sa vocation, la cité accueille alors une majorité de familles d’ouvriers (68%) et d’employés (24%).

Un cadre de vie novateur

La municipalité a choisi de confier la réalisation de la cité à Louis Chevallier, un architecte local rompu au contexte ivryen et à la construction d’HBM. Son architecture, monumentale et aérée, privilégie l’utilisation de briques jaunes et rouges combinées au grès bleu des bouches d’aération des garde-manger.

Mais la grande nouveauté pour les locataires réside avant tout dans le niveau de confort qui leur est proposé. Jusque-là réservés aux populations aisées, le chauffage central, les WC individuels, un ballon d’eau chaude ainsi qu’un système de ventilation et d’évacuation des ordures font leur entrée dans le quotidien de familles modestes. Au confort de l’appartement s’ajoute un ensemble d’équipements collectifs destinés à améliorer les conditions de vie des habitants : des douches collectives ouvertes le samedi et le dimanche matin, une salle de réunion publique, un lavoir municipal. Conçu comme un véritable lieu de vie, la cité accueille également 12 ateliers d’artisans et 11 boutiques dont deux coopératives de consommation, la boulangerie « La Fraternelle » et l’épicerie « l’Union Fraternelle ».

Une vie collective intense

La Cité Philibert Pompée est caractérisée par une importante vie collective initiée par plusieurs locataires de l’immeuble, renvoyant ainsi l’image d’une communauté d’habitants capable de se regrouper pour défendre ses intérêts et animer son quartier. Dès 1928, sous l’impulsion de Venise Gosnat concierge de la cité, est créée « l’Union fraternelle des HBM de la place Philibert Pompée » qui n’est autre qu’une société de secours mutuels dont l’adhésion est rendue obligatoire (clause du bail).

Les habitants se réunissent également pour partager des loisirs. Ils peuvent intégrer une chorale ou monter sur les planches au sein de la troupe de théâtre amateur de la cité (groupe artistique d’Ivry). Enfin, rien de mieux que les deux fêtes annuelles pour souder les liens entre les locataires : la fête du printemps qui prend la forme d’une kermesse au cœur de la cité et la fête de fin d’année qui a lieu à la salle des conférences.


Bibliographie

  • Emmanuel Bellanger, Ivry banlieue rouge, XXe siècle, Créaphis éditions, 2017.
  • Nathalie Viet-Depaule, « Les premiers HBM à Ivry-sur-Seine durant l’entre-deux-guerres » in  Katherine Burlen (dir.), La banlieue Oasis, Henri Sellier et les cités-jardins, 1900-1940, p.163-173, Presses universitaires de Vincennes, 1987.
  • Ville d’Ivry-sur-Seine/Service Archives-Patrimoine, Ivry-Port d’attache, album illustré, 2013.
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